Les limbes
  • Éditeur québécois

Né dans les toilettes d’un bordel en plein âge d’or du Red Light, Michel Best, dit Ti-Best, était promis à un avenir radieux. Parmi les femmes qui y gagnent leur vie, dans l’odeur du baloney et des cigarettes, le poupon se frotte à un univers rustre mais chaleureux. Pendant que Maman Rita initie Michel à la gestion des affaires, Maman Janine lui fait son éducation : il n’est pas comme elles, il brillera à l’école, il sortira de ce monde.

Montréal change vite ces années-là, et à l’orée de l’âge adulte, désorienté, Best assistera à la destruction du quartier de son enfance. Qui est-on, à quoi appartient-on quand on a grandi à l’écart de la religion qui régit tout, et qu’on n’a, malgré la bonne foi des prostituées du Red Light, pas vraiment de famille? Est-ce le mouvement indépendantiste qui fournira à Best une explication au vide qui l’habite?

La solitude guette et avec elle, l’impuissance, qui augmente à mesure que les victoires du jeune Ti-Best rétrécissent dans le rétroviseur. L’enquêteur Best poursuit désormais une chimère, une tueuse en série qui le connaît si bien qu’elle semble destinée à lui échapper.

Les limbes offre une plongée dans la construction d’une conscience, puis dans son effritement. Qu’est-ce qui décide, au fond, du sens d’une vie?