Un pays en commun
  • Éditeur québécois

Loin d’être dépassée, l’idée de souveraineté est de retour à l’avant-scène. Mais plutôt que d’abandonner ce « retour » de la nation aux mains des populismes de droite, il est grand temps de réarticuler question sociale et question nationale dans une perspective émancipatrice. En revisitant les écrits des Aquin, Vadeboncoeur, Dumont, Rioux, du Front de libération des femmes et de Parti pris, Eric Martin réactualise le slogan des années 1960-1970 «Socialisme et indépendance». Socialisme au sens de démocratisation de l’économie, mais aussi d’une société orientée vers la justice et le bien commun. Indépendance parce qu’aucun projet à visée émancipatrice ne peut être mis en place tant que subsiste le carcan colonial et impérial du fédéralisme canadien sur les Québécois.es et les Autochtones. Un pays en commun propose de renouer avec un «socialisme d’ici», pour sortir du dialogue de sourds entre inclusifs et nationalistes conservateurs et enraciner au Québec un véritable projet de souveraineté républicain et écosocialiste.

Table des matières

Table des matières
Un pays en commun 1
Crédits 8
Table des matières 9
Remerciements 13
Prologue — Ce qui arrive quand l’Histoire nous saisit 17
Partie I — État des lieux 23
1Indépendance ou barbarie 25
2La situation au Québec 41
Partie II — Un héritage à rapailler 71
3Hubert Aquin et la fatigue culturelle du Canada français 73
4Parti pris : indépendance, socialisme et laïcité 93
5Le Front de libération des femmes : vers la libération totale 109
6Fernand Dumont et le « socialisme d’ici » 132
7Marcel Rioux et la question du Québec 153
8Pierre Vadeboncoeur et la culture de la liberté 171
Partie III — Appel pour un socialisme d’ici 191
9Constituer une république écosocialiste indépendante au Québec et réapprivoiser ­l’indépendance décolonisatrice 193
Notes 240