L'Oreille absolue
  • Éditeur québécois

Satisfait des petits engagements qu’il déniche et des jolies filles qu’il côtoie, David, jeune violoniste, ne pense guère à l’avenir. Jusqu’à ce qu’un terrible accident de musique de chambre en caleçon lui cause de sérieux ennuis financiers. Prêt à tout pour vite gagner de l’argent, il découvre avec effroi la place peu enviable qu’on réserve aux musiciens dans l’échelle sociale.
Robert a la cinquantaine solitaire et déprimée. Violoniste à l’orchestre symphonique depuis toujours, il y dépérit en silence. Maladroit en toute chose, il doit en plus prendre soin de sa mère, atteinte d’Alzheimer. Jasmine a été une formidable pianiste, jadis, ainsi qu’une redoutable dévoreuse de musiciens. Cette cohabitation forcée donne toutefois à Robert l’occasion de percer le mystère de la femme torturée qu’a été sa mère et, peut-être, de soigner ses propres blessures. Mais, le temps presse.
À partir du moment où les deux violonistes se rencontrent chez le luthier, Robert ne cesse de vouloir aider David. Aussi bienveillantes qu’elles paraissent, ses propositions dissimulent des mobiles difficilement avouables.

Une histoire finement orchestrée, rythmée par un humour croustillant, dans laquelle des musiciens tentent vaillamment de survivre et, parfois, touchent à la grâce. C’est la musique, vue de l’intérieur. Celle qu’on joue tout nu pour rire comme celle qui répare les âmes brisées.