J'ai écouté le bruit des anges

Livre numérique

J'ai écouté le bruit des anges
  • Éditeur québécois

Si les chances de gagner à la loterie sont infimes, celle d’hériter d’un château en Normandie et d’un âne prénommé Curcuma le sont tout autant. C’est pourtant ce qui arrive à Édaine, comédienne en mal de rôle et de reconnaissance, au moment celui qu’elle croyait l’homme de sa vie la quitte abruptement. À la tête de ce patrimoine inattendu et ravagée par cette rupture, elle décide de suivre ce destin qui la mène au coeur de la Normandie profonde. Elle découvrira qui est à l’origine de cette manne et par le fait même, un pan inconnu de son
histoire lui sera dévoilé. À ses côtés, Curcuma se révélera un compagnon insolite doué de pouvoirs étonnants, qui l’aidera à apprivoiser sa nouvelle communauté. De réflexions en observations, Édaine va concevoir un projet fou mais salvateur : créer un musée du chagrin d’amour. Parce que dans « chagrin d’amour », il y a « amour » .
Le couple, le travail, la famille, sont les thèmes de prédilection d’Émilie Devienne. Avec une grande acuité, une sensibilité teintée d’humour et d’autodérision, elle met en scène des personnages et des situations où tout à chacun peut s’identifier et se questionner. Elle nous démontre surtout, sans fausse naïveté, que la résilience, cette aptitude à rebondir face aux épreuves de la vie, est à la portée de tous.
Je ne vous apprends rien, le couple est une invention à haut risque. Chaque désillusion
nous abat, chaque déception nous éreinte, chaque trahison nous accable et chacune de
ces épreuves, bon gré mal gré, nous fait grandir. Ce que vous ignorez peut-être encore, ou dont vous avez du mal à vous convaincre, c’est qu’à posteriori, cette épreuve nous offre une puissance supplémentaire d’exister. La guérison nous libère et nous portons de nouveaux
habits de lumière. Il nous appartient de choisir le plus tôt possible de ce que l’on veut faire de son chagrin. Nous ne sommes pas égaux devant la force de caractère qui soutiendra ce parti pris. Cependant, chacun à notre échelle, nous pouvons mobiliser notre volonté pour sortir de cette mauvaise passe par le haut. Subir le malheur de plein fouet n’est pas une fatalité.