La pisseuse
  • Éditeur québécois

Un cinéaste montréalais cherche la séquence manquante d’un film qu’il destine à sa femme et à sa fille, et qu’il voudrait accomplir comme un travail de deuil. Cette séquence qu’il cherche est aussi l’image de lui-même, de l’amour et de la mort, quelque chose comme l’image, impossible, de son désir. Chez un brocanteur, devant une petite pièce détachée d’un retable, représentant l’une des chutes du chemin de croix, il propose à une inconnue d’inventer pour lui l’équivalent filmique de cette image. Au commencement, il y a un pacte : demande, attente, argent, fantasme, folie de l’image. Qu’en résultera-t-il ? Beaucoup d’écrit, un circuit, une course, un roman, une guerre, une histoire.

La pisseuse est un roman catholique. « Techniquement catholique », pour reprendre les termes d’Hemingway cité en exergue. Qu’est-ce à dire ? Une façon d’écrire qui ressemble à une équation : baroque, chair et verbe. Les personnages sont ici entièrement livrés à l’extase de l’interprétation et le livre est peut-être une comédie de la prière. Une autre façon d’aimer. La pisseuse est le nom d’un parcours vers le sens d’une image perdue : un deuil, l’invention d’un mystère.