Turbide
  • Éditeur québécois

On est partis la première fin de semaine d’août. On avait tous alors à tort plus ou moins relégué aux oubliettes les bébites à Turbide. Un mois s’était écoulé depuis sa monumaladementale dérape du soir de ma mouvance, et on s’était fait de très rassurants accroires depuis, on avait convenu qu’il avait simplement détripé, un point c’est tout, on avait renvoyé les monstres en dessous du lit, merci beaucoup bonsoir, on s’imaginait qu’ils crèveraient là de leur plus belle crevaison, mais c’est le contraire qu’ils ont fait.

Dans son style unique qui allie langue littéraire et langue parlée, François Racine raconte Vincent Turbide, un bomme magané trituré par la vie tout entière et par les voix qui lui peuplent la tête. Ses tchommes canailles tentent de l’aider comme ils peuvent, mais ce qu’ils peuvent, c’est pas grand-chose. Quand même, ils essayent, parce qu’on ne peut couper si facilement une si vieille branche, aussi malade soit-elle.