Un hiver au P'tit Hippolyte
  • Éditeur québécois

Sans-abri pourvu d’un toit, clochard détestant mendier, le héros de ce récit multiplie les paradoxes et échappe à toutes les étiquettes. Cet être indéfinissable, qui préfère enterrer son nom parce qu’il ne l’aime pas, est avant tout un fin observateur de son milieu: l’itinérance au quotidien, ancrée dans le réel et tremblante sous le froid de l’hiver montréalais. Au P’tit Hippolyte, maison de chambres baptisée ainsi en l’honneur d’Hippolyte-Lafontaine la grande, l’itinérance rôde malgré le toit au-dessus des têtes. Ici, en concentré, un univers coloré qui en représente un bien plus vaste. Il y a Père Vert, prêtre défroqué; Fuck the World, chien enragé; Steph-y-Cut, pusher paranoïaque; Béate, en constante béatitude; Marcel, qui lit, lit et lit. Et le sexagénaire sans nom qui observe, un sourire en coin. Malgré tout.

Compléments